Pourquoi dédié un post à cette nouvelle ?
Et bien comme vous le savez déjà la sécurité n’est pas le propre de Luanda malgré la massive présence policière. Donc pas de voiture équivaut à aucune autonomie, tu n’es pas obligé de sortir tout les jours me dirons les mauvaises langues. Mais c’est quand même un peu gênant rien que pour faire ces courses, détrompez vous il ne s’agit pas uniquement de bouffe. Je pense aussi aux produits d’usage quotidien comme du savon et du shampoing, la crème solaire élément indissociable d’une journée à la plage sous peine de revenir brûler au troisième degrés !!!(enfin dans mon cas)
Mais la voiture amène aussi quelques contraintes, il faut faire très attention lorsque l’on conduit. Il y a deux écoles de conduites ici, l’une se décline en deux grands courants. Le premier donne la priorité à la plus grosse bagnole ! En tête les véhicules combinant puissance motrice, masse et robustesse du par-buffle ! Le roi de cette catégorie étant le Hummer H2, très apprécié de la bourgeoisie angolaise.

La suprématie du gros véhicule peut-être contester par un autre style de conduite, céder le passage à plus dingue que soi, le tout est de savoir jusqu’à quel point nous sommes dingues. En effet certaines personnes mette en pratique ce courant automobile en utilisant une technique très simple on regarde droit devant et on fonce, il vaut mieux en effet éviter de regarder autour de soi sous peine de ne pas vouloir ôter le pied du frein ! Cette technique c’est particulièrement développée dans le monde des deux roues, heureusement que le gouvernement angolais à d’autre priorités que de dresser des statistiques routières…
A ces deux styles en somme très proche par l’anarchie qu’il génère, s’oppose un état d’esprit basé sur le civisme. Il préconise d’utiliser la galanterie, comme par exemple de signaler son intention de tourner par un élégant signe de la main et un délicat sourire.
Je laisse chacun choisir le style qu’il préfère, mais il ne faut pas oublier qu’ici, tu’es blanc tu as donc plein d’algent et donc tu as tord…Un dicton, qui n’en n’est pas vraiment un, dit tu écrase une chèvre tu rachète le troupeau !
En plus de surveiller les autres usagers de la route, il faut faire attention a de multiple pièges, les trous dans la chaussé. Ils sont dus aux fortes pluies et à la technologie des routes…L’asphalte est jeté à même la terre, je vous laisse imaginer la stabilité du manteau routier. Un type de trou très dangereux pour les pneus se sont les plaques d’égouts qui ne sont plus en place et laisse béant des puits d’accès au égouts. Le choc sur l’arête encadrant le trou est fatal pour un pneu un peu fatiguer. Il y a aussi les embuscades tendus par les forces de l’ordre à la sortie des sens interdis non signaler par un panneaux, les feus rouges respectés uniquement par les occidentaux.
Bien sur il ne faut pas oublier de vérifier ces roues en quittant un stationnement, on a déjà vu par ici des conducteurs étonnés de se faire doubler par leur propre roue. Enfin ça ils le comprennent quand l’essieu touche par terre…mdr
Pour en terminer avec les réjouissances la circulation ici est affreuse, des embouteillages monstres. Pour illustrer le matin pour aller à la base il faut moins d’un quart d’heure. Le soir si on part à l’heure de pointe c’est plus d’une heure qu’il faut compter. Sachant que dans un embouteillage lorsque l’on avance plus « on devient des proies » dixit un ancien para. Ca fait plaisir, mais bon il faut relativiser, c tjrs aux biens que ça s’applique. A ma connaissance il n’y a eu que deux cas de brisage de vitre avec des briques, l’un c’est terminé en serrant l’agresseur entre le radiateur de la voiture et une barrière, et oui c’est pas des finaux.
Rassurez vous mon expérience routière sera de courte durée, mon tuteur arrivant mardi de Paris, il paraît que je dois lui laisser la voiture pour la semaine.
Voilà mon carrosse pour quelques jours.