lundi 16 avril 2007

sinon rien

Bonjour tout le monde, après une matinée tendu je décompresse en lâchant un petit message. Juste pour vous tenir informer de ma vie (3615 my life).

Samedi soir, je me retrouve à la guest à boire l’apéro avec Philipe. Philipe c’est le seul mec un peu jeune qui bouge à la guest., c’est celui qui est en photo dans le dernier slide (celui avec les long cheveux, l’autre compère est déjà rentré en France). Après avoir descendu une bouteille de Tripple Leffe (amateurs sauront apprécier) on se motive pour aller manger un morceau sur Ilia.
A peine engagé sur la route de l’Ilia voila qu’il se met à pleuvoir. Une petite averse locale façon tropicale ! Pour l’info la plupart des bar-restaurant sur l’Ilia (donc en bord de plage) ont des toit de chaume ou de la toile ! Tout le monde se met à fuir le mauvais temps, résultat un embouteillage monstre sur l’unique route de l’Ilia dans le sens allant vers le continent.
Nous étions déjà engagé et on avait pas envie de faire demi-tour pour aller ce jeter dans le bouchon. Nous décidons de forcer le destin en ce disant que la pluie n’allait pas durer toute la nuit et on échoue dans le seul bar tôlé de la presqu’île, un endroit où traîne quelques billards et qui ressemble…à rien. Bref on boit quelques coups en attendant que la pluie ce calme. Puis on décide d’aller manger au Miami. C’est un endroit qui fait bar, restaurant et spectacle avec une piste de danse, bref un peu tout donc il y a un minimum d’ambiance.
Arriver là-bas on croise 2 gars d’une autre entreprise qui sirote un petit verre. L’un deux est comme moi il vient tout juste d’arriver alors l’ancien le sort un peu pour lui montrer la ville. On commande à boire pour les accompagner.
Le temps que l’on commande à manger et surtout que l’on soit servi on a encore le temps de boire 2 verres ! Les angolais sont plutôt lent, en règle générale il faut pas être presser ici. Bref on dévore un burger accompagné de frite, c’est fin, ça ce mange sans faim. On reprend à boire quand l’aîné de nos deux collègues nous dit « on va au Zorba, vous vous joignez à nous ? » Je demande à quoi ça ressemble le Zorba et il me répond que c’est une boite. On lui dit que l’ont finit nos verres et que nous les retrouverons là-bas. Quelques temps après on lève l’ancre direction le centre ville pour ma première nuit africaine !...
…Qui n’a jamais commencé car mon collègue n’a pas su retrouver l’endroit en question et qu’à force de tourner on avait plus de carburant. Comme il vaut mieux évite de rentrer à pieds, sous peine de finir en string panthère dans les rues de Luanda, on décide de rentrer brocouille.
Il est exactement 2h30 quand je regagne ma couche, je m’endors sachant que je vais me relever 4 heures plus tard pour retourner à Cabo Ledo.

Cette fois-ci le soleil ne m'a pas touché et j'ai réussi à surfer comme une bête. Je galère à me mettre debout, je reste à genoux. Mais c'est déjà pas mal comme sensation.
Le truc un peu pénible c’est qu’il y avait très peu de vagues. Vu que j’en rate environ une bonne quinzaine avant de réussir à en prendre une, c’était un peu barbant. Heureusement pour nous distraire il y avait aussi au bord de la mer une troupes de joyeux lutins qui c’étais installé là pour le week-end : les commandos des forces armées angolaises!
Sympas comme spectacle, ils faisaient des simulacres d’embuscades sur le chemin qui descend à la plage.
Je filmais cette descente dans l’espoir de vous en faire profiter quand Philipe (le vrai surfeur de la base) me dit d’un coup « putain arrête de filmer y a les flics ! ». Je planque mon appareil et qu’est-ce que je vois le long du chemin, 6 mecs en treillis, armés pour les uns de kalachnikov et l’autre d’un bazooka ! Il nous regarde passer, on dit gentiment bonjour et hop à l’eau. Là encore ils nous ont gratifié d’un superbe numéro d’acrobatie aérienne car on a vu plusieurs fois l’hélicoptère passer à 20 m de l’eau sortant de juste derrière une pointe rocheuse avec accroché à un câble une belle grappe de 6 soldats !

L’après-midi je me suis rabattu sur le bodyboard mais là encore ça manquait cruellement de déferlante. Pour couronner le tout les méduses étaient au rendez-vous. Heureusement elles ne piquaient pas très fort donc c’était juste désagréable.

Voilà un petit résumé de mon week-end, ça aide bien a décompressé de la semaine. Honnêtement j’ai parfois l’impression d’être en vacance, et j’ai même pas honte !

La bize

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